L’utilité des probiotiques

L’utilité des probiotiques

Depuis quelques années maintenant, les probiotiques ont résolument le vent en poupe. Rien d’étonnant alors à ce qu’ils aient conquis le marché des compléments alimentaires. Un succès qui provient des multiples vertus conférées à ces bonnes bactéries qui nous aideraient aussi bien à prévenir certains épisodes infectieux comme les angines, les rhumes, qu’à lutter contre les allergies, la fatigue, les ballonnements, la constipation…

C’est au tournant du XXe siècle, qu’apparaît le terme probiotique

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), un aliment dit probiotique “contient des micro-organismes vivants qui, ingérés en quantité suffisante, exercent des effets bénéfiques sur la santé de l’hôte” . Dès lors, les probiotiques s’imposent telles des bactéries partenaires de l’intestin, en exerçant une influence bénéfique sur la flore intestinale (on parle désormais de microbiote), le système immunitaire et le bien être en général

Le  microbiote intestinal est composé de 1014 bactéries, présentes surtout au niveau du côlon et constituant un à deux kilos du poids corporel. Dans les conditions physiologiques, il existe une homéostasie intestinale c’est-à-dire  un équilibre entre des bactéries plus bénéfiques et d’autres moins bénéfiques pour l’organisme

Où trouve-t-on des « probiotiques » ?

L’usage d’aliments fermentés contenant des probiotiques existe depuis des millénaires ; ils sont mentionnés dans la Bible et, en Inde, dans les écrits ayurvédiques sous différentes formes : kéfir, koumiss, leben, dahi, par exemple. Aujourd’hui, ils tiennent toujours leur place dans notre alimentation sous forme de yaourts, lait fermenté, lait Ribot, fromages et produits laitiers enrichis, mais existent aussi en compléments alimentaires ou en médicaments.

Mais alors de quelles souches parle-t-on plus particulièrement ? La majorité des souches de probiotiques appartient aux genres Lactobacillus, Bifidobacterium, Lactococcus ou encore Streptococcus

Les probiotiques : oui, mais pour quoi ?

On reconnaît l’intérêt des probiotiques dans la prévention et le traitement de nombreux troubles et pathologies, et peut-être plus particulièrement encore  dans la prévention des  inconforts digestifs. Des inconforts essentiellement imputés à la prise d’antibiotiques. De façon générale, les meilleures preuves cliniques en faveur des probiotiques concernent leur utilisation pour améliorer la « santé intestinale » et stimuler la fonction immunitaire. Certains travaux ont également montré les effets des probiotiques sur un grand nombre de troubles gastro-intestinaux et extra-intestinaux, y compris les maladies inflammatoires de l’intestin (IBD/MICI), le syndrome de l’intestin irritable (IBS), les infections vaginales et sur une stimulation du système immunitaire.

Quelle efficacité ?

Jusque dans les années 1990, la recherche sur le sujet a été relativement négligée. Pour autant, plus de 20 ans de travaux sur le microbiote intestinal, et de nombreux essais après, ont permis de démontrer la capacité des probiotiques à corriger les dysbioses (c’est un déséquilibre de l’écosystème bactérien intestinal) et à participer à l’entretien et au rétablissement du bien être digestif et immunitaire. Le principal avantage prêté aux probiotiques est aussi leur innocuité, généralement reconnue, bien que certaines études n’excluent pas complètement des effets secondaires.

Sachons aussi, que pour être efficaces sous forme de compléments alimentaires, , il faut aussi que les bactéries vivantes qu’ils contiennent soient en nombre suffisant pour avoir un quelconque effet.

Pour autant, aucun risque d’interactions n’a été établi jusqu’alors. Dès lors, et si l’on tient compte aussi de l’absence d’effets secondaires démontrés, il n’est aucune contre-indication quant à la prise de probiotiques qui peuvent être administrés à tout âge.

Toutefois, en l’absence d’études spécifiques, les compléments riches en probiotiques ne devraient ni être pris par les femmes enceintes ou celles qui allaitent ni administrés aux enfants prématurés ou aux personnes souffrant d’un déficit immunitaire, les probiotiques pouvant être responsables d’infections chez les personnes très immunodéprimées.

Probiotiques, prébiotiques, symbiotiques, comment s’y retrouver ?

Les prébiotiques sont des substances alimentaires non digestibles qui induisent des changements spécifiques dans la composition et/ou l’activité du microbiote intestinal, agissant ainsi favorablement sur la santé de l’hôte.

Ils stimulent de manière sélective au niveau colique la croissance de bactéries à impact positif, au détriment des bactéries à impact négatif. Les prébiotiques les plus utilisés sont l’oligofructose, l’inuline, les galacto-oligosaccharides et le lactulose.

Par exemple, la fibre d’acacia est un prébiotique qui favorisent la colonisation du tractus intestinal par les bactéries saines (la flore). Elle ralentit la fermentation dans le côlon, ce qui diminue les gaz et les ballonnements.

Les symbiotiques contiennent à la fois des probiotiques et des prébiotiques. En conséquence, ils exercent un effet pré- et probiotique.

Sources et références